Carnaval – dimanche 15 mars

11 novembre 2014

Balade entre bourg, bois et hameaux

Pour les anciens… et les moins anciens

Comme vous le savez, le club « La Nouzillaise » n’existe plus depuis le départ de Mme et M. Sarrazin.
Plusieurs adhérents de ce club se sont inscrits à Saint Laurent en Gâtines aux « jeune gâtinais d’autrefois ». Ce club, qui regroupe 60 adhérents, propose :

  • Tous les 15 jours, le mercredi après-midi, des jeux de carte, de société etc, suivi d’un gouter
  • Des repas à thème au restaurant « La Salanque » qui permettent surtout de se rencontrer
  • Pétanque les beaux jours
  • Thé dansant
  • Atelier floral 1 fois par mois
    En plus, ce club propose des sorties sur 1 journée
  • Le 23 avril : Cadre Noir à Saumur
  • Le 22 juin : Bourges
  • Le 2 aout : pique-nique
  • Le 31 aout : canal de Briare-Gien
    Toute personne intéressée peut contacter, pour plus de renseignements, J.-P. Ravault au 02 47 56 18 75

Immatriculation, permis de conduire : vos démarches simplifiées !

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La préfecture aménage ses horaires d’accueil des usagers
Dans le cadre de la mise en place du plan préfecture nouvelle génération, de nombreuses démarches administratives peuvent désormais être réalisées en ayant recours aux téléprocédures.
Ces services en ligne présentent de nombreux avantages : gain de temps, accessibilité 7j/7 et 24h/24, traitement plus rapide des demandes, sécurité et gratuité.
Cette évolution des modalités de délivrance des titres conduit la préfecture d’Indre-et-Loire à aménager ses horaires d’accueil des usagers.
Depuis le 3 juillet 2017, les guichets des certificats d’immatriculation (cartes grises) et des permis de conduire seront ainsi ouverts les lundis, mardis, jeudis* et vendredis de 8h30 à 12h00.
Alors, ne perdez pas de temps en vous déplaçant à la préfecture et effectuez vos démarches en ligne sur le site de l’Agence nationale des titres sécurisés www.ants.gouv.fr, pour les situations suivantes :
Certificat d’immatriculation :

 changement d’adresse pour les véhicules immatriculés dans le système ZZ-123-ZZ ;

 délivrance d’un duplicata en cas de perte, vol ou détérioration.
Permis de conduire :

 réussite à l’examen du permis de conduire (premier titre ou nouvelle catégorie) ;

 perte, vol ou détérioration du permis ;

 fin de validité du permis (dont le renouvellement nécessitant avis médical) ;

 changement d’état civil ;

 validation de titre ou diplôme professionnel ;

 conversion de brevet militaire.
* La Préfecture est fermée au public le 1er jeudi matin de chaque mois.


Histoire

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Les temps protohistoriques

Une charte du XIII siècle mentionne des Fossés anciens, les Vetera Fosssata de Nouzilly; selon toute vraisemblance, elle se réfère à ce qui est connu aujourd’hui sous le nom de Fossés de César, un ensemble bien antérieur à César et qui semble unique en Touraine par son étendue.

Lorsque l’on consulte le plan cadastral, on les voit s’étendre en ligne droite sur des kilomètres; il y a d’abord ceux qui se dirigent du sud-ouest au nord-ouest de Chamboureau aux Bas-Fossés (un nom caractéristique), en passant par la Guinauderie et la chaussée de l’actuel étang de Charentais (de création récente), mais ils devaient aller plus loin, car ils se prolongent par un chemin rectiligne, presque jusqu’à la Petite Choisille au gué de Longueville. Puis il y a un autre fossé à l’équerre en direction nord-ouest-sud-est qui commence au Carroi de la Croix Blanche et descend en direction du Carroi de la Daumerie.

Le premier tronçon fait 2 kilomètres et un peu plus, le second un peu moins d’un kilomètre. A Cré-sur-le-Loir près de la flèche, il y a ainsi des fossés qui s’étendent sur 3 kilomètres.

il y a donc eu un vaste camp à Nouzilly, qui est peut-être à mettre en relation avec l’extraction du fer, pratiquée très tôt sur le territoire de l’actuelle commune. Par exemple dans le bois de le Tuilerie, où M. Coudrec a retrouvé des zones d’extraction en tranchées et en fosses, et dans les bois de Charentais.

Mais il y a des vestiges plus anciens encore, car ces ferrières ne peuvent remonter au-delà des quelques siècles avant la période historique; tandis que les Fossés de César que l’on peut voir à Gué-Chapelle sont les fossés d’un éperon barré : un camp préhistorique en triangle d’étendu limitée, là ou se trouve aujourd’hui le château, et comme ces fossés sont doubles, il faut admettre que l’éperon est deux fois barré, par précaution.

Outre cela, l’on trouve un petit menhir, une pierre levée de dimensions modestes entre le Tuffeau et le Hallier, près de la Crois-Saint-André, à un kilomètre et demi à l’est du bourg. On a retrouvé également à Nouzilly un polisseur mobile.

Dans un article sur les Enceintes en terre de Touraine, paru dans le bulletin de la Société archéologique de Touraine en 1984 (tomme 40, p.745-752), Jean-Mary Couderc a présenté les diverses enceintes qu’il a repérées sur le territoire de la commune : Les enceintes de Nouzilly. Il a relevé cinq enceintes d’époques différentes :

L’enceinte de la Petite Boissière, maintenant détruite, à la frontière des finages de Crotelles, de Saint-Laurent-en-Gâtines et Nouzilly : deux fossés perpendiculaires sans talus. Il pensait à une enceinte gauloise, dans une zone de métallurgie. A dire vrai, le Fourneau de Saint-Laurent qui en a gardé le souvenir toponymique semble trop éloigné pour établir une relation (presque deux kilomètres). Ce pourrait être une simple exploitation agricole de l’époque gauloise.

L’enceinte circulaire du Plessis-l’Ormeau : ce serait un fossé de protection médiéval. Il a 75 mètres de diamètre; la profondeur est d’un mètre cinquante; il est rempli d’eau presque toute l’année ; l’entrée devait se faire par le nord-ouest, le fossé y est moins profond et il n’y a pas de traces de talus interne.

L’enceinte du bois de Charentais, à deux kilomètres du bourg est certainement liée à la métallurgie, car il y a quelques restes de fourneaux bien conservés qui datent de l’âge de fer, et des amas de scories; il resterait à l’étudier de plus près.

L’enceinte de Gué-Chapelle que j’ai considérée comme un camp romain, mais qui semble à d’autres plus compétents que moi (J.-G. Sainrat et J.-M. Couderc) un éperon barré. J.-M. Couderc le décrit longuement et note que cette structure est assez rare en Touraine.

Les Fossés de César : ici encore J.-M. Couderc a de longs développements d’un grand intérêt auxquels il faut se contenter de renvoyer. Il retient l’hypothèse d’une enceinte gauloise tardive, servant de défense aux métallurgistes gaulois ou gallo-romains, le mirerai étant abondant près de la ferme de Gué-Chapelle; mais il reconnait que l’ampleur pose un problème à l’archéologue, car enceinte dit défense éventuelle, et une telle surface requerrait un nombre considérable d’hommes.

En 1846 a paru une brochure de 31 pages de R. Martinet, intitulée : Le quartier des Romains chez les Turons, qui traite du camp de Nouzilly, mis en relation avec les quartiers d’hiver des troupes de César en 57 avant Jésus-Christ, puis en 52; l’on sait en effet qu’en 52, en particulier, César envoya deux tribus hiverner chez les Turons sur la frontière des Carnutes : pour l’auteur les fossés de Nouzilly étaient les restes de l’un des vastes camps établis pour la saison. L’hypothèse n’était pas sans intérêt.

Mais Martinet est à retenir surtout pour les traditions qu’il rapporte; comme il les dit très anciennes, elles remontent au moins à la fin du XVIII siècle :

Une tradition très ancienne, dit-il, semble avoir conservé au bourg de Nouzilly les souvenirs de la splendeur de ce camp qui lui a donné naissance; cette tradition dit que le bourg de Nouzilly était autrefois une grande ville connue sous le nom de Cité. Il parait que ce village s’était formé près du cimetière des Romains, car on ne peut fouiller la terre au sud du bourg sans trouver des ossements humains.

Il parle aussi des quatre fontaines dont, dit-il, « une tradition populaire a chanté les merveilles… Cette tradition n’a rien d’étonnant, si l’on se rappelle que le culte des aux était commun aux Gaulois et aux Romains »

« On voyait encore il y a cinquante ans, ajoute t-il, et l’on voit peut-être encore, dans la forêt de Nouzilly et à peu près vers le milieu du camp, quelques vestiges d’un vieux chêne connu sous le nom de Chêne-du-Houx, qui paraissait avoir plusieurs siècles d’existence. »

Si ce que dit Martinet est exact, le chêne se serait trouvé plutôt du côté des restes du manoir de Maran qui est en effet situé non loin du centre du camp, mais non dans ce qu’on appelle proprement la forêt de Nouzilly qui est située en dehors, au nord-ouest.

il y a peu de communes en Touraine à présenter un tel ensemble d’ouvrages de terre d’une époque si reculée. il serait urgent de les protéger ou, au moins d’en garder le souvenir par une documentation très poussée.

Qui dit fossé de défense, dit nécessairement défrichements. Il faut admettre qu’une clairière a été créée à une époque très haute eu centre du finage et à l’intérieur de tout le parallélogramme dessiné par les fossés, ainsi que devant ceux-ci. Sans quoi l’existence même des fossés ne se justifierait pas. Nouzilly est donc de plus de dix siècles antérieurs à l’apparition du nom dans les documents écrits.

Il est d’autant plus étrange que l’on n’ait pas encore découvert sur le territoire de la commune des vestiges significatifs de l’époque gallo-romaine. En dehors des scories déjà signalées près des forges et dont la datation est particulièrement imprécise, l’on n’a encore rien trouvé. Des traces d’établissement gallo-romains ont été repérés à Parcay-Meslay, à Notre Dame d’Oë, ainsi qu’à Saint-Laurent-en-Gâtines; mais rien encore à Nouzilly.

Les premières mises en valeur de l’ancienne clairière et de ses environs ne sont signalées dans les documents écrits qu’au X siècle ; elles sont peut-être bien antérieures, mais nous n’avons pas, pour le moment, le moyen de le savoir.

Parmi les domaines alors signalés se trouvent la ville de Nouzilly avec son église, le domaine de Kersio qui se situe du côté de Baudry, mais comprend peut-être aussi Cérelles qui semble dériver de la même racine, et le Moulinet, au voisinage du finage de Rouziers, dont il semble que la Roche-d’Ambille, autrefois la Roche-aux-Nonnains, ait été distrait au bénéfice de la nouvelle abbaye des moniales de Beaumont-les-Tours, fondée au début du XI siècle par le trésorier Hervé.

Particulièrement intéressant à cause de son nom est le domaine de Néret, qui se trouve en dehors de la commune au sud de celle-ci et proche de Baudry. Le nom vient d’une divinité gauloise des eaux; on le retrouve dans Néris. Peut-être est-ce un domaine très ancien, le plus ancien des tous ceux que l’on découvre dans cette partie de la gâtine. Il est assez remarquable aussi que l’emplacement de l’ancienne clairière délimitée par les anciens Fossés de César semble occupée par des alleux d’origine laïque, issu des établissements ecclésiastiques. Nouzilly avec son église est qualifiée d’alleu lorsqu’il est donné à l’abbaye Saint-Julien de tours au Xe siècle.

Jeanne Salmon

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Jeanne Salmon est décédée le 11 juin 1751 à l’âge de 7 ans 1/2. Oui, elle a été dévorée par un loup alors qu’elle gardait un maigre troupeau à la Petite Setterie à Nouzilly. Elle ne sera pas la seule à succomber à ce triste destin.
Le curé Danican, de la paroisse de Nouzilly en a fait le récit détaillé paru dans le livre de Frédéric Gauthier aux Éditions Alan Sutton de Saint-Cyr-sur-Loire. En voici un extrait :
Alors que le diocèse attend toujours son nouvel archevêque, une nouvelle paroisse de l’archevêché de Tours va être durement touchée par les attaques. Il s’agit de Nouzilly. Son curé Danican fait part de ces malheurs et d’insurge auprès de la châtelaine du village, fustigeant l’inaction des autorités :

« Il arriva hier, dans les bois de Vaugarvault, un accident bien tragique. L’enfant de la charité qui demeuroit chez votre metayer des fosses rouges y gardant les bestiaux fut déchiré et mis en pièces a huit heures du matin par les loups carnassiers et je l’enterrai a midy un quart. On apporta a l’église les tristes restes de son cadavre enveloppés dans le tablier d’une femme et couverts de ses habits pleins de sang. La Beste lui avoit coupé le traché-artere et un partie de la joüe droite, lui avoit mangé une cuisse séparée du corps, jusqu’au […] genouil, ensorte que l’os de cette cuisse tout rongé par la partie supérieure etoit degarni de chair comme s’il avoit été raclé exprés avec un couteau. La Bête pour devorer ses intestins lui avoit mangé tout le ventre et rongé les cotes. De tous ses visceres, il ne restoit qu’environ un pied de boiau et un très médiocre partie de sa rate.
L’horreur naturelle que j’ai pour tout ce qui s’appelle vestige de cruauté fit qu’ a l’inspection seule des différentes parties de ce cadavre dechiré il me vint un violent mal de teste qui ne s’est passé que dans le sommeil. Je fit acheter sept quarts de cannevas pour ensevelir ce pauvre enfant et le l’ai inhumé avec autant de jeunge [gêne] que s’il etoit né avec beaucoup de fortune.
Les pauvres sont les membres de Jésus-Christ aussi bien que les grands, leurs souffrances les rend plus conforme a leur chef que les autres, et je crois ne les devoir pas moins honorer dans les fonctions de mon ministere. Il est bien triste qu’on ne puisse pas trouver de moyens pour garantir la vie des enfant de nos paroisses. Tous ceux qu’on a pris jusqu’à présent sont insuffisants il n’en faut point d’autres preuves que le peu de succès qu’ils ont eux. Le devoir du souverain est décarter le péril qui menace les sujets.
Nous sommes bien persuadés que les intentions du monarque, sous l’empire duquel nous vivont, tendent toutes a ce but ; mais scait-il qu’il n’y a point de jour qu’il ne perisse quelqu’un de ses sujets, sans qu’on prenne aucune mesure pour les garantir du peril dont ils sont menacés. Le Roy souffriroit-il que les troupes des princes voisins vinssent faire de courses dans les états et y massacrer ses sujets ? Lequel est le plus funeste d’etre sabré par un Landoure, ou mis en pieces par une bête feroce ? Le roy a été assés puissant pour réprimer les efforts de la part des princes de l’Europe conjurés ne pourroit-il nous mettre a l’abri de quelques loups ? Qui pourroit le penser ? Que conclure de sa sinon que la cour n’est point informée de ce qui se passe dans notre province ? Monsieur votre fils qui voit souvent Monsieur l’Intendant devroit sur cela luy faire les representations les plus fortes. Si vous le voiés, je vous supplie de lui en parler vous êtes plus propre que personne a luy faire sentir la necessité qu’il y a de remedier aux maux dont nous sommes accablés. Je fint avec mon papier dans l’esperance de vous en dire d’avantage dimanche au soir.
Le 10 juin 1751
Danican, curé de Nouzilly »



Passage Chouinard

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Passage Chouinard près de l’église à Nouzilly

Le passage a été nommé ainsi en souvenir de la famille Choisnard dont l’un d’eux, Jacques était parti au Québec vers 1685 et y est resté.
Jacques est né à Beaumont la Ronce en 1663 et s’est marié à Québec en 1692 avec Louise Jean âgée de 14 ans. Ils ont eu 16 enfants dont 10 sont devenus adultes. Il n’existe aucune signature de lui contrairement à son père et un de ses frères. On ignore comment, à quelle date et pour quelle raison il est arrivé là-bas.
Il a été charretier puis a pris une concession agricole à défricher sur le bord sud du Saint Laurent à Saint Jean Port Joly.
On ignore la date exacte de son décès car il a disparu en 1721.
Sa descendance actuelle est estimée à 30 000 dont 2500 à ce patronyme.
Sa très nombreuse famille paternelle était fixée à Nouzilly depuis au moins 3 générations ainsi que des collatéraux et cousins, principalement charpentiers, meuniers et cultivateurs.
Son grand-père avait été meunier au Petit Moulin et au Moulin Berton jusqu’à son décès. Il possédait des terres à la Petite Bourasserie.
Son père était devenu fabricant et marchand de tissus en prenant la suite de sa marraine qui n’avait pas d’enfants. Il possédait le puits dans la rue Robin à l’angle du passage piétonnier (actuellement couvert de lierre et propriété privée) ainsi qu’une parcelle de chanvre contigüe. Devenu veuf, il se remaria avec une veuve de Beaumont, également dans le tissu et s’y fixa.
Le pionnier Jacques est issu de ce deuxième mariage.
chouinard
Au Québec, Choisnard a évolué en Chouinard et a été retrouvé sous une dizaine d’orthographes différentes.

L’association des Chouinard d’Amérique édite un dictionnaire historique et généalogique, ainsi qu’un bulletin trimestriel. Elle a un blason, un drapeau, un chant. Elle fait des voyages et est membre des familles souches québécoises.

Une patineuse (8e aux derniers JO en France) et un industriel (créateur de la ligne de vêtements Patagonia) sont connus actuellement hors frontière canadiennes.
Le dernier acte d’état civil à ce nom à Nouzilly remonte au milieu du XIXe (décès de femme) et un maire de ce nom a officié trois mois vers 1815.Il se disait, il n’y a pas si longtemps, qu’un charpentier Choisnard avait travaillé autrefois dans l’église de Nouzilly et qu’il avait inscrit ce nom sur une des pièce de bois. Cette signature aurait été vue au cours de travaux sur la charpente, 1ère moitié du XXe.

Un monument a été érigé à Saint Jean Port Joly sur la concession ancestrale face au fleuve qui s’appelle géographiquement Nouzilly à cet endroit.
Des Chouinard américains et canadiens viennent régulièrement visiter Beaumont la Ronce et Nouzilly au cours de voyages en Europe.

Ils se disent nos cousins.René BUSSON



Les autres gîtes

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Gîte du Haut Fresnay

A l’orée du bois de Nouzilly, cette maison sur 3 niveaux est adossée au coteau.R.d.c. : grande cuisine troglodytique, salon (convertible 2 pers).Etage 1 : 1e ch. (lit 2 pers.).Etage 2 : 2e ch. (lit 2 pers.), salle d’eau, wc (accès aux étages par un escalier en colimaçon). Tél. Lit, chaise et baignoire bébé. Chauffage électrique (inclus). Jardin 500 m² clos arboré.Jardin en terrasse (80 m²), accessible par la chambre du 2e étage et de l’extérieur grâce à un escalier. Accès Internet via CPL. Option bois de cheminée (50 €/stère). Inclus aux prix : chauffage + électricité.
Pour en savoir plus :http://www.gites-de-france.com/location-vacances-Nouzilly-Gite-Gite-Du-Haut-Fresnay-37G15021.html


La Haie

A seulement 18 km de Tours, cette propriété offrant un parc de 4 hectares clos, vous bénéficiez là d’un gîte tout à fait calme et tranquille, au coeur de la nature et de la campagne tourangelle. Vous y apprécierez de pouvoir vous détendre et vous reposer dans un cadre aussi serein, mais également toutes les opportunités de balades à pied ou à vélo offertes pas les environs particulièrement boisés.
Pour en savoir plus :http://www.gites-touraine.com/gite-rural-la-haie-a-nouzilly-dans-pays-d-amboise-37G21511.html

Lectures de Guy Boy

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En ce 18 juin 2014, j’ai pensé que 74 ans après les faits un petit rappel historique ne serait pas inutile.
Le 17 juin 1940, la France est en pleine confusion. Le président du conseil Paul Reynaud vient de démissionner. Le président Lebrun charge le maréchal Pétain de former le nouveau gouvernement. Aussitôt il demande à Hitler de faire connaître les conditions d’un armistice. A midi, il annonce aux français qu’il faut cesser le combat.
Le 18 juin, les allemands atteignent Brest, Tours, Orléans et foncent vers le sud.
A Londres, le général de Gaulle qui était arrivé la veille, chargé par Reynaud de rallier les énergies et rassembler les éléments d’une force française de résistance, lance son fameux appel à la BBC.
Cet appel, c’est encore celui d’un chef militaire. Le 19 juin, le tournant est pris et c’est maintenant un chef politique qui s’adresse à tous les français, et cette fois, au nom de la France : « A l’heure où nous sommes, tous les français comprennent que les formes ordinaires du pouvoir ont disparu. Devant la confusion des âmes françaises, devant la liquéfaction d’un gouvernement tombé sous la servitude ennemie, devant l’impossibilité de faire jouer ses institutions, moi, général de Gaulle, soldat et chef français, j’ai conscience de parler au nom de la France. »
A cette époque, bien peu de français pensaient que ce discours aurait une portée quelconque. On sait ce qu’il en est advenu !


1914 : pour l’ensemble du monde cette date marque la fin d’une civilisation et le commencement de bouleversements dont nous subissons toujours les conséquences. C’est le début des conflits qui embraseront toute la planète.
1914, c’est la guerre. En fait, les événements qui vont déclencher cette guerre se déroulent pratiquement en deux semaines. Tout a commencé à se jouer le jour le l’attentat de Sarajevo le 28 juin. Le meurtre de François Ferdinand d’Autriche met en cause deux états qui se haïssent : l’Autriche Hongrie et la Serbie.
L’Autriche impute le crime à la Serbie qu’elle soupçonne de vouloir former un état slave qui constituerait une menace de désagrégation de l’Empire austro-hongrois. Ainsi, dès le début de juillet, la situation devient extrêmement grave entre l’Autriche et la Serbie.
Commence alors la ronde des alliances. L’Autriche est liée à l’Allemagne et à l’Italie. Berlin encourage vivement l’Autriche à saisir cette occasion pour liquider la Serbie.
Mais la Russie fait savoir qu’elle remplira ses devoirs envers le peuple Serbe. Or la Russie constitue l’un des éléments de la triple entente avec la France et l’Angleterre.
Ainsi une guerre austro-serbe risque t’elle d’entrainer une conflagration générale.
Le 23 juillet, l’Autriche lance un ultimatum à la Serbie qui accepte ses termes sauf celui de la participation des fonctionnaires autrichiens à l’enquête. Considérant cette réserve comme un refus, l’Autriche fait bombarder Belgrade et déclare la guerre le 28 juillet.
Aussitôt le conflit s’élargit. L’Angleterre propose une conférence avec la France, l’Allemagne et l’Italie. L’Allemagne s’y oppose, tandis que la Russie mobilise le 30 juillet. Le 31 juillet l’Allemagne déclare le danger de guerre et demande à la France un gage de sa neutralité, la remise des forteresses de Toul et de Verdun.
La France oppose un refus formel et entend ne pas se désolidariser de son allié Russe.
Le 1er août, l’Allemagne envahit le Luxembourg et franchit la frontière française près de Logwy. Un premier mort : le caporal Peugeot.
Pourtant, c’est seulement le 3 août que l’Allemagne déclare la guerre à la France.
Le 4 août, les allemands violent la neutralité belge et le 5 août l’Angleterre déclare à son tour la guerre à l’Allemagne. L’Europe stupéfaite devient un immense champ de bataille.
Trois fronts s’ouvrent dans les premiers jours d’août. A l’ouest l’Allemagne attaque la France. A l’est les austro-allemands se trouvent face à face à la Russie. Au sud, des opérations s’engagent entre l’Autriche et la Serbie.
Cette guerre générale, tous la croient courte. Elle va durer quatre ans, chacun en connait aujourd’hui les dégats considérables sur tous les plans : humains, politiques, économiques.
Guy Boy